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Ce blog va bientôt cesser d'exister, tout du moins de manière autonome. Le blog de l'Observatoire Société et Consommation (L'ObSoCo) prend progressivement la suite. D'ores et déjà les archives de ce blog y ont été transférées et chaque nouveau billet posté ici est également publié sur le site de l'ObSoCo. Je partagerai le blog de l'ObSoCo avec Nathalie Damery et Robert Rochefort, qui ont fondé avec moi l'Observatoire Société et Consommation, ainsi qu'avec l'ensemble des membres du Cercle de l'ObSoCo... A suivre !!

 

 

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 14:49
Consommation et Modes de Vie, Crédoc, n° 220, avril 2009


Le "4 pages" du Crédoc reprennant quelques résultats du rapport sur la perception du prix juste par les Français, écrit avec Anne Corcos, vient de sortir. Il a fait l'objet d'une dépêche AFP au titre provocateur ("70 % des Français jugent injustes les profits des distributeurs").


Voici le résumé :


Après les effets sur les étiquettes du passage

à l’euro, les consommateurs ont eu à

faire face à la flambée des prix de l’énergie,

de l’immobilier et des produits alimentaires.

Conséquence de la crise, la tendance inverse

est aujourd’hui à l’oeuvre. Le reflux du cours

des matières premières sur les marchés

mondiaux tarde à s’inscrire dans le prix des

produits alimentaires. Déjà, industriels et

distributeurs sont soupçonnés ici ou là de ne

pas faire pleinement profiter les consommateurs

de l’allégement de leurs coûts d’approvisionnement.

Les mêmes étaient parfois

accusés l’an dernier d’avoir profité de la

flambée des cours des matières premières

pour accroître leurs marges.

Les repères des consommateurs à l’égard

des prix sont mis à mal par ces variations

de grande ampleur, mais aussi par la multiplication

des opérations promotionnelles, le

développement des offres à bas prix, de la

gratuité… Cette perte de repères a pu

engendrer un sentiment de défiance, incarné

notamment dans la mise en doute de l’indice

des prix comme mesure de l’inflation.

L’enquête réalisée par le CRÉDOC sur la perception

du « prix juste » met en évidence un

sentiment assez largement partagé d’injustice

à l’égard des prix auxquels sont vendus

les produits de grande consommation. Ce

sentiment s’accompagne d’une défiance à

l’égard des grandes marques et des

enseignes de la distribution.


Télécharger le "4 pages" du Crédoc
Télécharger le rapport complet

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 18:11
Chronique, L'Usine Nouvelle, n° 3139, 19 mars 2009


Avec la crise, la place des valeurs et de l’éthique dans l’économie surgit comme une question centrale. L’idée se répand que nous payons aujourd’hui les conséquences d’une cupidité débridée, d’une course effrénée aux profits immédiats dans laquelle le système s’est révélé incapable de prendre en compte son impact sur la cohésion sociale, l’environnement… ou tout simplement sur les conditions de sa propre reproduction. Le débat autour de la rémunération des dirigeants ou du partage des profits souligne l’importance que sont en train de prendre les considérations de justice. Une enquête récemment menée au CRÉDOC[1] vient apporter un éclairage sur les représentations des Français en matière de justice concernant une composante essentielle de la vie économique : les prix. Les résultats témoignent de la force du sentiment de défiance qui règne actuellement en France, qui s’étend aux relations des consommateurs à ceux qui se proposent de répondre à leurs besoins, en particulier lorsqu’il s’agit de grandes entreprises.

 

Du point de vue des consommateurs, qu’est-ce qu’un prix juste ? A la question « Selon vous, comment se définit le prix juste auquel vous trouveriez normal qu’un produit soit vendu ? », deux réponses se détachent nettement. L’une – « c’est le prix qui assure le meilleur rapport qualité-prix » (37,8 % des réponses) – renvoie à l’intérêt bien compris des consommateurs. L’autre exprime l’attachement à des valeurs : « c’est le prix qui assure une rémunération satisfaisante aux salariés et permet d’assurer la protection de l’environnement » (40,3 %).

 

Les personnes interrogées ont été également invitées à exprimer le sentiment de justice que leur inspire le prix généralement constaté de sept produits retenus pour leur exemplarité : un pack de yaourt Actimel, une bouteille de Coca-Cola, un paquet de café Commerce équitable, un menu Best-of de McDonald’s, un jean Diesel, une voiture Logan et un I-Phone d’Apple. Surprise : aucun produit n’est vendu à un prix considéré comme « totalement juste » par une majorité de consommateurs ! Lorsque l’on consolide les réponses « totalement juste » et « plutôt juste », les prix de deux produits seulement sont perçus comme justes par une majorité de Français : celui du café Commerce équitable et celui de la Logan. On retrouve dans le premier cas le fondement « socialement responsable » du prix juste et, dans le second, la dimension utilitariste du prix juste, comme optimisant le rapport qualité-prix. Pour les 5 autres produits, le prix est très majoritairement perçu comme injuste. Leur point commun est d’être des produits « marketés », vendus par des grandes marques.

 

Les résultats de l’enquête recèlent bien d’autres indices de la défiance des consommateurs à l’égard des grands acteurs de l’offre, suspectés notamment d’avoir profité de la flambée des cours des matières premières pour augmenter leurs marges, marges très largement perçues comme excessives et injustes. Ils apportent du crédit à l’idée qu’une des dimensions essentielles de la crise réside dans les fondements de la valeur. Ils sont aussi un encouragement pour les entreprises à engager une réflexion de fond sur leurs stratégies marketing et la définition des termes de ce qui pourrait constituer un nouveau pacte, un « contrat de confiance », entre elles et leurs clients et, plus généralement, avec la société dans son ensemble.


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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:22

Chronique, L'Usine Nouvelle, 13 novembre 2008.

Les comportements de crise sont-ils annonciateurs de changement durable des attitudes à l'égard de la consommation?
 

Pour 84% des Français, la consommation est une nécessité.
Selon l'enquête réalisée par le Credoc à la fin du mois de septembre, ils ne sont que 15% à considérer la consommation comme un plaisir. Ces chiffres sont remarquables. En 2005, face à la même question, 60,7%des Français optaient pour la nécessité et 35,7% pour le plaisir. Une rupture est peut-être en train de se produire dans les attitudes à l'égard de la consommation. Jusque-là, les ménages avaient adopté une posture paradoxale : ils étaient nombreux à ressentir une dégradation de leurs conditions de vie [1], mais la consommation se maintenait à un niveau étonnamment élevé : ni la crise du pouvoir d'achat, ni la dégringolade de l'indicateur du moral des ménages n'ont induit le relèvement du taux d'épargne que l'on pouvait attendre. L'appétit de consommer restait très fort, comme si l'on cherchait dans les petits plaisirs de la consommation l'antidote à la déprime. Le pouvoir d'achat -y compris dans les chiffres de l'Insee est désormais orienté à la baisse; la crise financière a apporté de nouveaux motifs d'inquiétude et de défiance.

A l'effet psychologique de la crise s'ajoutent des effets économiques classiques : la reprise du chômage va affecter le niveau de vie des ménages touchés ; le resserrement du crédit se traduit déjà par le redressement du coût de l'endettement ; l'effondrement de la valeur des actifs financiers et l'amorce de la baisse de celle des actifs immobiliers réduisent la valeur du patrimoine des ménages qui devront accroître leur épargne pour maintenir leur niveau de richesse... Tous les ingrédients sont réunis pour que la consommation, qui jusque là a soutenu la croissance de l'économie, cale à son tour. Les Français ont commencé de se serrer la ceinture. La consommation est atone depuis le début de l'année. Dans le champ de la consommation alimentaire, a priori peu sensible à la conjoncture, on note un repli vers les produits les moins chers, mais aussi la diminution des achats en volume. Les ventes d'eau en bouteille seraient en forte baisse. Une question essentielle est de savoir si ces comportements de crise sont annonciateurs de changement durable des attitudes à l'égard de la consommation. On ne peut exclure que, plutôt que de vivre ces restrictions uniquement sur le mode de la contrainte, certains fassent ainsi l'apprentissage d'une consommation «maigre» (à l'image du «lean manufacturing» bien connu dans l'industrie).

Après tout, beaucoup de consommateurs ont acheté pour la première fois des marques de distributeurs par nécessité, lors de fins de mois difficiles. La plupart sont restés clients de ces produits, même une fois la contrainte budgétaire desserrée, après avoir observé le niveau souvent remarquable de leur rapport qualité-prix. Les médias sont de plus en plus nombreux à relayer la découverte de l'économie du bonheur (la croissance de la consommation ne s'accompagne pas de la croissance du sentiment de bonheur) ; de plus en plus de Français sont sensibles aux effets de nos modes de vie sur l'environnement, la santé, etc. Cet épisode de crise sera peut-être, pour un nombre significatif d'entre eux, l'occasion de revoir la place que tient la consommation dans leur vie et d'adopter des comportements qui permettent de dépenser moins, sans nécessairement s'en sentir malheureux. Le tout est de ne pas sombrer dans l'idéologie de la décroissance, car il n'y a pas de capitalisme sans croissance. Le moment est peut-être venu, au contraire, de trouver un nouvel élan dans l'invention de nouveaux modèles de consommation, centré sur le bien-être des individus et le respect de l'environnement.

[1] En avril 2008, selon l'Eurobaromètre, 62% des Français estimaient avoir un niveau de vie inférieur à celui qu'ils avaient il y a cinq ans.

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 14:01

Ph. Moati, Chronique, L'Usine Nouvelle, n° 3119, 16 octobre 2008


Le film catastrophe de la crise financière n’est pas de nature à améliorer le moral des ménages. Après le terrorisme, les pandémies et le réchauffement climatique, beaucoup découvrent un nouveau risque majeur sur lequel nos régulations ont bien peu de prise. A l’angoisse s’ajoute la colère à l’égard d’une élite qui s’est enrichie sans vergogne et qui appelle aujourd’hui le contribuable au secours. Enfin, chacun s’accorde désormais sur la perspective d’une récession qui portera un coup sévère à la croissance du pouvoir d’achat. Le contexte est mûr pour que les « nouveaux comportements de consommation » se généralisent… En réalité, les Français n’ont pas attendu la crise financière : reprise de la croissance de la part de marché du hard-discount ; accélération du transfert des ventes des produits de grandes marques vers les marques de distributeurs ; succès des sites de prix cassés sur Internet… Nombre de consommateurs, convaincus depuis plusieurs années de subir une érosion de leur pouvoir d’achat, affichent une sensibilité accrue aux prix et semblent devenus des adeptes de « l’achat malin ».

 

Lorsque l’INSEE annonce une croissance de 3,3 % du pouvoir d’achat en 2007, une proportion significative de ménages ont en réalité subi un recul ; les plus pauvres ont été particulièrement vulnérables à la flambée des dépenses contraintes (les loyers, le chauffage, l’essence, l’alimentation…). La sensibilité aux prix dans les arbitrages de consommation est pour eux une réaction classique au durcissement de la contrainte budgétaire. Mais « l’achat malin » s’étend à d’autres catégories de ménages, dont la croissance du pouvoir d’achat - réelle à moyen terme - n’a pas été suffisante pour répondre à une appétence pour la consommation attisée par les nouveaux biens et services issus des NTIC. Satisfaire rapidement ses envies implique de dégager des marges de manœuvre en rognant sur les dépenses répondant à des besoins de base déjà largement satisfaits (les produits de grande consommation) et en recherchant systématiquement les « prix cassés » pour les produits plus impliquants. Une troisième catégorie de ménages – sans doute beaucoup moins nombreuse – adopte ce type de comportements plus économes mais comme conséquence d’une certaine prise de distance par rapport à la consommation. Prenant sans doute confusément conscience de ce que la fuite en avant dans la consommation n’est pas nécessairement synonyme d’épanouissement, ils se replient sur les attributs fonctionnels des produits et se rebiffent face aux surcoûts du marketing. Certains parmi eux nourrissent un discours critiques sur les limites de la société de consommation, en particulier quant à ses conséquences environnementales.

 

Quels qu’en soient les fondements, ces comportements de consommation sont susceptibles d’aggraver la récession. Dans son discours de Toulon, Nicolas Sarkozy a clairement exprimé l’impuissance du gouvernement sur le front du pouvoir d’achat. C’est aux acteurs des marchés de grande consommation – industriels et distributeurs – qu’incombent la charge de tenter de tirer la consommation vers le haut. Le niveau de revenu de la majeure partie de la population ainsi que l’importance du taux d’épargne dans notre pays témoignent de l’existence de marges de manœuvre. Concentrer le combat concurrentiel sur le seul terrain des prix encouragerait des comportements concourant au climat dépressif. L’option vertueuse consiste à renforcer le degré d’implication des consommateurs au-delà des produits hi-tech, en relançant l’innovation et en cultivant des territoires immatériels en phase avec les imaginaires de consommation d’aujourd’hui.

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 14:07

GS1 France - organisme paritaire contribuant à la définition de standards appliquée à la chaîne d'approsionnement  (dont le fameux code à barres - m'a fait le grand plaisir de m'inviter à son Université d'été qui s'est tenue à Nantes à la fin du moi d'août. Le thème de cette troisième Université d'été était "les standards font-ils le bonheur", une manière de replacer les questions (très techniques) relatives aux chaines d'approvisionnement dans une perspective plus large, notamment celle du développement durable.

Mon intervention consistait à planter le décor en faisant état des apports de la toute jeune "économie du bonheur". Où l'on apprend que davantage de consommation ne veut pas nécessairement dire plus de bonheur ; que le bonheur se loge souvent bien loin de la sphère marchande... En bref des éléments de réflexion qui prennent un relief particulier dans le contexte actuel de "crise" du pouvoir d'achat et d'effondrement du moral des Français... On attend avec impatiance les conclusions de la commission Stiglitz chargée par le chef de l'Etat à la mise en place de nouveaux indicateurs de bien-être.

Visionner la vidéo

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 17:16
Le Monde, mardi 23 septembre 2008, p. 9

Un interview dans laquelle  Michel Delberghe me fait réagir aux conséquences de la conjoncture macro sur les comportement de consommation.

Lire l'interview

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 11:15

Publié dans l'Usine Nouvelle du 4 septembre 2008

Le gouvernement a lancé un vaste chantier de prospective stratégique, "France 2025". L'un des groupes s'intitule «Vivre ensemble». Aborder frontalement la question du lien social et de la cohésion nationale dans un exercice de prospective de cette envergure -à égalité avec les thèmes de la mondialisation, de la production, des ressources rares... - mérite d'être salué et souligne que «vivre ensemble» dans la France de 2008 est devenu un problème. De partout, les forces de délitement sont à l'oeuvre...

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 16:35

Une petite vidéo réalisée par 18-35 pour les sites de l'Express et du Nouvel Observateur. A très grands traits, quelques unes des questions traitées dans le rapport CAE.

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 09:29

A la suite de notre rapport du Conseil d'Analyse Economique, Christine Largarde, ministre de l'Economie, a confié à Alain Quinet la présidence d'une commission chargée de proposer de nouveaux indicateurs de mesures du pouvoir d'achat. Robert Rochefort et moi-même avons participé aux travaux de cette commision, aux côtés de représentants d'associations de consommateurs et de l'Insee. Après trois mois de travaux, la commission a remis le 6 février dernier son rapport à la ministre de l'Economie. Le rapport propose de mettre en place, très rapidement, des indiicateurs de pouvoir d'achat qui tiennent compte, notamment, des tendances démographiques, de la diversité des stuations catégorielles ou individuelles et des dépenses pré-engagées. Les membres de la commission ont formulé des recommandations pour l'ouverture de recherches complémentaires sur les notions de dépenses "nécessaires", sur les modalités de la prise en compte de l'immobilier dans l'indice des prix ainsi que sur la construction d'indices du coût de la vie inspirés de l'indice de prix moyens proposés dans notre rapport. 

A titre personnel, je me réjouis de façon très constructive dont la Commissio a mené ses travaux. Ses conclusions permettent d'envisager la concrétisation de plusieurs recommandations contenues dans notre rapport. Il faut maintenant que les propositions d'indicateurs reçoivent l'approbation du CNIS. Il faudra surtout veiller à ce que les indicateurs les plus ambitieux, ceux qui réclament un approfondissement de la réflexion et la constitution de nouvelles données, ne tombent pas dans les oubliettes...

Télécharger la synthèse du rapport : Cliquer ici
Télécharger l'intégralité du rapport : Cliquer ici

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 17:01

Philippe MOATI, Martial RANVIER, Contrainte budgétaire des ménages, segmentation des marchés et stratégies de la grande distribution, Cahier de Recherche du Crédoc, n° 235, novembre 2007. 55 pages.

Résumé :
La tension sur le pouvoir d'achat est-elle responsable de la déprime des marchés de grande consommation ?

A partir des données de l'enquête Budget des Familles de l'INSEE, ce travail propose :

  • d'identifier les ménages susceptibles d'être confrontés à la plus forte contrainte budgétaire,
  • de mesurer le poids, et son évolution entre 2000 et 2006, de ces ménages sur le marché.

Le constat est le suivant : le poids de ce type de ménages dans la demande est relativement modeste et a peu évolué sur la période. Au final, il semble difficile de considérer que la dynamique du pouvoir d'achat au cours des dernières années ait pu suffire à installer le climat déflationniste qui a régné sur le marché des produits de grande consommation.

Quant aux autres facteurs qui ont favorisé le renforcement de la sensibilité des consommateurs aux prix, et en particulier le rôle joué par les stratégies d'offre, les distributeurs mais également les industriels apparaissent en partie responsables. A l'origine du dérapage des prix, ils ont en effet réagi à leurs difficultés par le retour à des politiques tarifaires et promotionnelles agressives.


Télécharger le rapport : cliquer ici

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