<![CDATA[ le blog philippe-moati par : Philippe]]> http://www.philippe-moati.com/ Articles d'humeur, de recherche, d'étude de Philippe Moati autour des thèmes du commerce et de la distribution, de la consommation et des modes de vie, de l'analyse sectorielle, des transformations du capitalisme... fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Whole Food : un modèle à suivre dans la distibution alimentaire ?]]> http://www.philippe-moati.com/article-21973362.html
En vacances à Vancouver, j’ai enfin eu l’opportunité de visiter un magasin Whole Foods (au sein du du Royal Park à West Vancouver). J’ai eu confirmation de visu de ce que j’avais pu lire à droite ou à gauche au sujet de cette enseigne texane spécialisée dans la vente en grandes surfaces de produits bio (ici, on dit « organic »).   Il s’agit d’un concept complet qui intègre de manière très cohérente : - une offre originale centrée sur les produits alimentaires (avec une offre large de produits prêts à consommer, sur place ou à emporter) mais qui accorde une place importante aux produits cosmétiques et de bien-être ainsi qu’aux fleurs et aux plantes ; - un aménagement du point de vente qualitatif et différenciateur (avec notamment des linéaires en bois), qui nous éloigne de l’aspect froid et fonctionnel de l’aménagement usuel des grandes surfaces  mais aussi du caractère souvent très spartiate des magasins bio en France. Pour un aperçu de l’aménagement, voir la vidéo récupérée sur le site de Whole Foods et les quelques photos prises à la dérobée avant de me faire rappeler à l’ordre… ;
- pas d’étiquettes orange, de prix cassés, d’affaires à saisir… Je n’ai pu me livrer à une analyse des prix mais de l’avis d’autochtones consultés à ce sujet, Whole Foods est une enseigne chère. En réalité, s’il est difficile de comparer les prix, c’est notamment parce que l’offre est essentiellement composée de produits à marque propre ou de produits achetés auprès de petits producteurs locaux. Très peu de marques internationales donc… Je n’ai pas trouvé de Coca Cola (ni de Pepsi) au rayon boisson !   Le concept semble reposer sur l’idée simple d’une consommation responsable et orientée vers la qualité, génératrice de bien-être et d’épanouissement personnel. Deux exemples vécus. Au rayon des muffins, une affichette proclame qu’il s’agit probablement des meilleurs muffins de la région. Je dois bien reconnaître que nous avons effectivement dégusté là les meilleurs muffins de tout notre séjour (et je suis expert en la matière…). Deuxième exemple : les mouchoirs en papier (j’en ai une boite sous les yeux). Une seule marque : Seventh Generation. Sur la boîte figurent les informations d’usage sur le produit  (« 2 ply facial tissue »), mais aussi et surtout, « 100 % recycled paper, Hypo-allergenic, whitened without chlorine bleach ». Et - cerise sur le gateau -, une citation de The Great Low of the Iroquois Confederacy : « In our every deliberation, we must consider the impact of our decisions on the next seven generations »…   L’enseigne s’engage au travers de sa “Whole Trade Guarantee”, “a commitment to ethical trade, the environment and quality products”. Par exemple, l’enseigne insiste lourdement sur sa politique d’achat qui est biaisée en faveur de produits locaux (la plupart des produits frais ne voyageraient pas plus de 7 heures) acquis auprès de producteurs indépendants. Conséquence de cet approvisionnement local, l’enseigne met en avant le respect des saisons et fournit à ses clients un calendrier rappelant à quels moments de l’année sont disponibles les différents produits frais.   Whole Foods se présente comme une enseigne « responsable » vis-à-vis de l’ensemble de ses stakeholders  : ses clients bien sûr, mais aussi ses fournisseurs (l’enseigne s’engage à assurer « more money to producers »), son voisinage, l’environnement (1% du montant des ventes des produits certifiés Whole Trade est versé à la Whole Planet Foundation « to help end poverty »)… ses salariés. La politique salariale mise en avant par Whole Foods n’est pas l’aspect le plus banal du concept.   L’enseigne met en avant au sein même du point de vente (au moyen de panneaux suspendus et de flyers) les conditions de gestion de son personnel. Le salaire de base est fixé à 10 $ de l’heure auquel s’ajoutent des avantages sociaux et une remise de 20 % sur les achats dans le magasin ; 80 % du personnel travaille à temps plein. Sur le site du groupe, on peut lire : "Nous recrutons les meilleures personnes possibles pour devenir membre de nos équipes. De leur donnons les moyens de prendre leurs décisions, en créant un environnement de travail respectueux où les gens sont traités avec équité et sont fortement motivées au succès. Nous recherchons des personnes qui sont passionnées par l'alimentation. Les membres de nos équipes sont également "well-rounded human beings" ». Et l’entreprise d'afficher fièrement un classement en 15ème position dans le Fortune 100 Best Compagnies to Work. Je n’ai pas fréquenté assez longtemps le magasin pour évaluer le degré d’engagement du personnel. J’ai toutefois pu noter leur tenue vestimentaire (très décontractée et recouverte d’un petit tablier très riche de sens…) et j’ai été frappé par le dynamisme apparent, la bonne humeur et l’amabilité des personnes avec lesquelles nous avons été en contact. Je vous renvoie sur le blog des Français de Los Angeles pour un témoignage enthousiaste de l’engagement des salariés de Whole Foods (http://fplanque.net/Blog/softculture/2008/07/12/whole-foods-produits-bio). La politique de gestion des ressources humaines de Whole Foods mériterait une étude approfondie. Si elle devait se révéler à la hauteur des déclarations – et si loin de ce à quoi la grande distribution fordienne est habituée - nous aurions ici un cas exemplaire du lien qui associe le positionnement stratégique d’une enseigne et la nature du rapport salariale qui s’y noue.   Rappelons - ce qui est loin d’être un détail - que Whole Foods n’est pas une coopérative exploitée par une communauté de militants. Il s’agit d’une entreprise cotée en bourse (le titre est cependant très malmené depuis près de 2 ans) qui exploite 270 magasins en Amérique du Nord et en Grande Bretagne et emploie 54 000 personnes.   En bref, Whole Foods me semble constituer une excellente illustration de l’évolution de la grande distribution vers le régime de croissance intensive : un positionnement reposant sur une segmentation explicite de la clientèle, une très forte différenciation, un competitive mix laissant peu de place au prix, un très fort contenu en valeur immatérielle… Evidemment, ce type de concept n’a pas vocation à occuper une position dominante. Il témoigne de la mise en place d’un processus de fragmentation de l’espace stratégique dans le retail, dans lequel des concepts très différenciés tentent de répondre avec une grande précision à la spécificité des attentes des poches de demande spécifiques. Ici, nous avons un concept qui surfe sur les valeurs du développement durable et du bien-être personnel comme aucune enseigne française n’a réussi à le faire à ce jour. Le lancement récent de Natureo par un adhérent Intermarché marque peut-être un tournant. Whole Foods pourrait fournir un modèle très pédagogique à nos grands groupes de la distribution alimentaire pour aller plus vite et plus loin vers de nouveaux modèles de développement, précisément au moment où la conjoncture macroéconomique et la réforme du cadre réglementaire risquent de les inciter à renouer avec les veilles recettes du discount à la française.      
]]>
Thu, 14 Aug 2008 22:00:00 +0200 http://www.philippe-moati.com/article-21973362.html
<![CDATA["Quel avenir pour le commerce en France"]]> http://www.philippe-moati.com/article-21016925.html



Je recommande ce petit livre, édité par les responsables de GS1. Fruit de la synthèse d'une dizaine d'entretiens réalisés auprès de patrons de la grande distribution, il offre un point à date des "visions du monde" qui règnent aujourd'hui dans le secteur.

A la lecture, on mesure le chemin parcouru en une dizaine d'années : le discours managerial est aujourd'hui très largement centré sur les problématiques de différenciation, d'innovation, de montée de compétence... Il semble même se dégager un consensus autour de l'idée que l'hyper serait en fin de cycle de vie ! Qu'il semble loin le temps où la recette affichée de la compétitivité dans le commerce semblait se résumer à la grande taille et à l'affichage de prix bas. Evidemment, un distance considérable sépare encore souvent le discours managérial et les réalisations concrètes. Mais la transformation de la culture sectorielle est un pré-requis au basculement dans un nouveau régime de croissance. Espérons que la période sombre dans laquelle nous sommes entrés - sur fond de ralentissement de la croissance, de retour de l'inflation et de tension sur le pouvoir d'achat, -, n'amène pas les responsables des enseignes à réviser leurs visions du monde et à renouer avec les fondamentaux d'un modèle qu'ils sont désormais de plus en plus nombreux à savoir dépassé.

]]>
Sun, 06 Jul 2008 08:49:00 +0200 http://www.philippe-moati.com/article-21016925.html
<![CDATA[Marques de distributeurs et stratégies des industriels des IAA]]> http://www.philippe-moati.com/article-19648310.html

Télécharger le "4 pages" : L'envol des marques de distributeurs, une opportunité pour beaucoup d'industriels, Consommation et Modes de vie, Crédox, n° 211, 10 mai, 2008.

Télécharger le rapport complet ]]>
Sat, 17 May 2008 19:33:00 +0200 http://www.philippe-moati.com/article-19648310.html
<![CDATA[Rapport du groupe de travail "mécanismes de réduction de prix"]]> http://www.philippe-moati.com/article-18340998.html
Ce groupe de travail, composé de représentants des associations de consommateurs, des fédérations de commerçants et de personnalités qualifiées, s'est réuni au cours du mois de février. Le rapport, remis aux cabinets début mars, a été présenté aux ministres commanditaire le 31 mars.

Les propositions contenues dans le rapport s'articulent autour de 3 grands thèmes :

1. La modernisation et l'assouplissement de l'encadrement réglementaire des annonces de réduction de prix (soldes et promotions).

2. La réduction des obstacles à la concurrence.

3. Le réquilibrage des relations offre-demande par l'amélioration de l'information des consommateurs.

Un certain nombre de ces propositions pourront être reprises dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie qui sera prochainement examinée au parlement.

Télécharger le rapport
]]>
Tue, 01 Apr 2008 12:20:00 +0200 http://www.philippe-moati.com/article-18340998.html
<![CDATA[L'économie des bouquets. Les marchés de solutions dans le nouveau capitalisme]]> http://www.philippe-moati.com/article-17935511.html Ce sont des « bouquets » qui réunissent des biens et des services, habituellement vendus sur des marchés distincts, mais qui sont complémentaires dans leur capacité à apporter des solutions à certains types de « problèmes » rencontrés par leurs clients. Les marchés de solutions autour d’offres en bouquet ont connu un développement très rapide dans les marchés inter-entreprises au cours des vingt dernières années. ils se diffusent aujourd’hui sur les marchés de consommation. Expression de l’émergence
d’un nouveau capitalisme piloté par l’aval, cet essor est en train de modifier en profondeur l’architecture de système productif.
Ce livre s’interroge sur l’interprétation qu’il convient de donner au développement de ce nouveau type d’offres, et analyse les problématiques spécifiques qu’elles soulèvent sur le plan de la nature de la relation marchande et sur celui de l’organisation des activités productives. Commander ]]>
Fri, 21 Mar 2008 09:34:00 +0100 http://www.philippe-moati.com/article-17935511.html
<![CDATA[Face à l'inflation des prix alimentaires, "il faut s'attaquer à la question des salaires"]]> http://www.philippe-moati.com/article-17128615.html
Face à l'inflation des prix alimentaires, "il faut s'attaquer à la question des salaires"
LEMONDE.FR | 26.02.08
© @import url(http://medias.lemonde.fr/mmpub/css/blog.css); ]]>
Wed, 27 Feb 2008 22:38:00 +0100 http://www.philippe-moati.com/article-17128615.html
<![CDATA[Vidéo - Pouvoir d'achat mesuré, pouvoir d'achat perçu]]> http://www.philippe-moati.com/article-16475291.html Les Francais victimes de leur "vouloir d'achat"
envoyé par 18-35 ]]>
Sat, 09 Feb 2008 16:35:00 +0100 http://www.philippe-moati.com/article-16475291.html
<![CDATA[Vidéo - Réaction au rapport Attali - La Forge]]> http://www.philippe-moati.com/article-16475127.html

L'invité de la Forge : Philippe MOATI (CREDOC)
envoyé par la-forge ]]>
Sat, 09 Feb 2008 16:28:00 +0100 http://www.philippe-moati.com/article-16475127.html
<![CDATA[Rapport de la Commission "Mesure du pouvoir d'achat"]]> http://www.philippe-moati.com/article-16432535.html
A titre personnel, je me réjouis de façon très constructive dont la Commissio a mené ses travaux. Ses conclusions permettent d'envisager la concrétisation de plusieurs recommandations contenues dans notre rapport. Il faut maintenant que les propositions d'indicateurs reçoivent l'approbation du CNIS. Il faudra surtout veiller à ce que les indicateurs les plus ambitieux, ceux qui réclament un approfondissement de la réflexion et la constitution de nouvelles données, ne tombent pas dans les oubliettes...

Télécharger la synthèse du rapport : Cliquer ici
Télécharger l'intégralité du rapport : Cliquer ici ]]>
Fri, 08 Feb 2008 09:29:00 +0100 http://www.philippe-moati.com/article-16432535.html
<![CDATA[Assises du commerce]]> http://www.philippe-moati.com/article-16258293.html

Je participerai aux Assises du commerce oganisées par la CCI de Pau Béarn, le 19 février 2008 à partir de 14h. J'aborderai le thème de l'influence des nouveaux comportements de consommation sur l'évolution du commerce. 

Pour plus d'information : cliquer ici
]]>
Sun, 03 Feb 2008 09:56:00 +0100 http://www.philippe-moati.com/article-16258293.html