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    <title><![CDATA[Economie et société : comprendre le nouveau capitalisme (Accueil)]]></title>
    <link>http://www.philippe-moati.com/categorie-1110548.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Accueil&quot; du blog &quot;Economie et société : comprendre le nouveau capitalisme&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 01:24:22 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 01:24:22 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.philippe-moati.com</copyright>            <category>Accueil</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[La prime à la relocalisation n'est-elle qu'un leurre ?, par El Mouhoub Mouhoud]]></title>
        <link>http://www.philippe-moati.com/article-la-prime-a-la-relocalisation-n-est-elle-qu-un-leurre-par-el-mouhoub-mouhoud-46402459.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">Point de vue, <em>Le Monde</em>, 9 mars 2010<br>
    <br></span><span style="color: #000080;"><em>Ci dessous le "point de vue" de E.M. Mouhoud sur la prime à la relocalisation. Remarquable de clarté et de pertinence. Un seul regret : l'impasse sur
    l'influence des enjeux du développement durable sur l'évolution de la géographie de la économique...<br></em><br>
    <span class="dropcap">"P</span>lusieurs cas de relocalisation en France font le tour des journaux depuis quelques mois : les meubles Samas, les lunettes Attol, Geneviève Lethu ou Sullair (linge
    de maison), Smoby (jouets) revenus partiellement de Chine, les Taxis Bleus revenus du Maroc. Dernier cas recensé, celui de l'entreprise Meccano (jouets), qui vient de rapatrier une partie de sa
    production à Calais. Encouragé par ces exemples, le président de la République vient d'annoncer, après les Etats généraux de l'industrie, une prime à la relocalisation de 200 millions d'euros.
    Cette mesure est-elle susceptible de faire revenir les entreprises qui ont délocalisé pour minimiser leurs coûts salariaux ?<br>
    <br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">On peut tout d'abord se demander pourquoi les dispositifs précédents (le crédit d'impôt relocalisation "Breton" de 2005) n'ont pas été évalués avant de proposer des
    mesures nouvelles. Le fait que les entreprises relocalisent une partie de leurs productions sous-traitées dans les pays à bas salaires montre que la délocalisation est parfois un échec, et que
    les pratiques des entreprises sont très diversifiées à l'intérieur d'un même secteur. La plupart d'entre elles ne délocalisent pas, certaines délocalisent pour des motifs différents, et une
    poignée rapatrient souvent seulement une partie de leur production délocalisée.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">Le mouvement de relocalisation reste minoritaire. Selon les différentes enquêtes auprès d'entreprises, en Europe et aux Etats-Unis, on compte en moyenne un cas de
    relocalisation pour vingt cas de délocalisation. La relocalisation n'est pas une nouveauté : la première vague a été lancée par les firmes américaines au début des années 1980 ; la seconde vague
    est celle des firmes allemandes dans la seconde moitié des années 1980 ; la troisième concerne les firmes françaises dans les années 1990 ; la quatrième, dans les années 2000, affecte les
    activités de services délocalisés récemment grâce aux technologies de l'information et de la communication.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">Trois raisons motivent la relocalisation. D'abord, du côté de l'offre, les possibilités de remplacer le travail peu qualifié par les machines ou les robots. Ainsi,
    la part des coûts salariaux dans le coût d'assemblage des puces électroniques est passée de 30 % à 40 % dans les années 1970 à moins de 4 % dans les années 1980 grâce à la robotisation. Dans les
    secteurs à "matières solides", comme la mécanique, l'automobile ou l'électronique, il n'y a pas d'obstacle technique à la robotisation. En revanche, dans l'habillement ou la chaussure, lorsque
    les matières manipulées sont souples, le travail occupe encore près des deux tiers du coût total dans l'assemblage.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">Ensuite, du côté de la demande, les problèmes de réponse à la variabilité des consommateurs, la nécessité de coller aux marchés et fabriquer des séries courtes de
    produits dont le cycle de vie ne dépasse pas trois à quatre semaines dans l'habillement par exemple, et les problèmes de qualité ou de sécurité des produits importés assemblés en Chine ou dans
    d'autres pays à bas salaires, consacrent les échecs de la délocalisation et impliquent souvent le retour dans le pays d'origine ou à proximité des marchés comme solution de survie.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">Toutefois, beaucoup de firmes qui délocalisent sont des championnes de la logistique et de la réponse rapide à la demande tout en continuant à délocaliser la
    production dans les pays à bas salaires. Enfin, les problèmes de coûts de transport et de coûts de coordination liés à la distance géographique interviennent surtout dans les activités
    pondéreuses (le poids des composants compte) mais n'affectent que marginalement les produits légers (l'habillement) ou les services (les centres d'appel, la maintenance
    informatique...).<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;"><br>
    La plupart des entreprises qui ont décidé de relocaliser dans leur pays d'origine l'ont fait indépendamment des aides publiques, parce que leurs opérations de délocalisation furent un échec ou
    parce qu'elles ont décidé de remplacer le travail par l'automatisation pour bénéficier de la proximité des marchés. Les mesures incitatives à relocaliser pourraient avoir un impact sur les
    entreprises qui délocalisent pour de vraies raisons de compétitivité. Cela concerne celles qui sous-traitent une partie de leurs activités d'assemblage et utilisent beaucoup de travail dans les
    pays à bas salaires. Elles diminuent leurs prix de vente en l'alignant sur le coût de production du pays à bas salaires plus la marge. Mais, même dans ce cas, la mesure n'est pas à même de
    compenser le différentiel de coût salarial entre la France et les pays à bas salaires à moins qu'elles soient relayées par une décision d'automatisation de l'assemblage. Or, justement, les
    activités les plus concernées par la délocalisation ne sont pas automatisables<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">A fortiori, la mesure sera nulle sur les firmes qui adoptent des comportements de marge en maintenant leurs prix de vente (des produits de moyen et haut de gamme
    délocalisés en Chine par exemple) alignés sur les coûts de production français ou américains. Elles misent sur la logistique, les technologies de l'information et les transports pour accélérer
    leurs livraisons et répondre aux variations de la demande dans les pays de consommation ainsi que sur la création de marques pour masquer la délocalisation d'une partie ou de toute leur
    production. Ces firmes sont volatiles et changent vite de territoire.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">En revanche, il est possible, et cela s'est vu beaucoup par le passé, que les aides ne servent qu'à attirer des chasseurs de primes, les entreprises nomades ou
    volatiles. Et, de fait, de très nombreuses entreprises empochent les aides et quittent le territoire à l'approche de la fin de la période d'exonération des charges sociales ou fiscales. En fait,
    les relocalisations pérennes sont liées à des motifs de compétitivité par l'innovation et non par les prix<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">En outre, même si cette prime à la relocalisation pouvait faire revenir des entreprises en France, cela se ferait au détriment des firmes beaucoup plus nombreuses
    qui continuent à produire en France. Enfin, les opérations de publicité autour de certaines relocalisations cachent une réalité moins joyeuse : la relocalisation ne concerne qu'une partie
    marginale de la production sous-traitée à l'étranger. La hausse des prix qui s'en suit pour couvrir le différentiel de coût se répercute sur toute la gamme des produits, y compris ceux qui
    continuent à venir des pays à bas salaires.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">Depuis trente ans, les politiques publiques interviennent pour sauver les territoires une fois la délocalisation ou la restructuration effectuées. Une intervention
    après coup en aidant les entreprises (exonérations de taxes, subventions,...) a pour effet de verrouiller le territoire dans ses difficultés au lieu de l'aider à se diversifier. Les leçons du
    passé n'ont pas été tirées. Le paradoxe est que les aides se concentrent sur les mobiles (entreprises) et laissent de côté les immobiles, c'est-à-dire les hommes et les femmes qui vivent sur les
    territoires vulnérables à la mondialisation et à la délocalisation.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;">Une politique plus offensive consisterait à anticiper les chocs de la délocalisation en concentrant les aides sur les personnes pour favoriser leur qualification,
    leur formation et leur mobilité et en s'appuyant sur les infrastructures du territoire lui-même. Ce type d'avantage compétitif est susceptible d'attirer les entreprises dont la vocation à
    l'ancrage territorial est plus forte, c'est-à-dire celles qui tirent leurs avantages de la qualité du territoire et des hommes et femmes qui y vivent et y travaillent. "</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <hr>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;"><b>El Mouhoub Mouhoud</b> est professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine, auteur de "Mondialisation et délocalisation des entreprises" (La Découverte,
    2006).</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 09:24:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0628497f4af1ce5ba7f135b98c7aadb9</guid>
                <category>Accueil</category>        <comments>http://www.philippe-moati.com/article-la-prime-a-la-relocalisation-n-est-elle-qu-un-leurre-par-el-mouhoub-mouhoud-46402459-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[...]]></title>
        <link>http://www.philippe-moati.com/article-5525373.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><span style="font-size: 8pt; color: #333399;">Je m'étais pourtant juré de résister à la
    mode des blogs, de ne pas céder au narcissisme ambiant, assuré que je disposais de vraiment trop peu de temps pour en consacrer à cette activité chronophage... Jusqu'au jour où Henri Lapeyre,
    animateur du club APM du Périgord, m'a convaincu que je pouvais ainsi faire oeuvre utile, que je pourrais par le biais d'un blog mieux diffuser mes travaux et mes idées, mais aussi transmettre
    des informations utiles à ceux (chercheurs, chefs d'entreprises, étudiants...) que je&nbsp;croise ma route et qui partagent certains de mes centres d'intérêt.</span></span></span><br>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><span style="font-size: 8pt; color: #333399;"><br>
    Je ne sais pas encore l'usage précis que je ferai de ce blog. Il va de soi que je vais progressivement l'utiliser comme porte d'accès à mes publications. J'envisage aussi de m'en servir de
    tribune pour pousser des coups de gueule, partager mes coups de coeur, faire part de mes interrogations... et surtout échanger avec d'autres qui partagent mes préoccupations, qui s'intéressent
    aux mêmes questions. Vos réactions sont donc les bienvenues.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Feb 2009 21:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6066230ed83f1ba7673b50e823aad585</guid>
                <category>Accueil</category>        <comments>http://www.philippe-moati.com/article-5525373-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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