Les articles récents

  • Pour consommer "made in France" : une stratégie des effets utiles
    Un vidéo diffusée sur Xerfi Canal dans laquelle je rappelle les principes de l'économie des effets utiles et souligne l'opportunité qu'offre le débat sur le "produire et consommer" en France pour en faire un levier de politique industrielle.    ...
  • Pour une économie de l'immatériel
    Un nouveau blog - Les débats de l'immatériel - créé dans la foulée de la publication de La force de l'immatériel de Laurent Habib, entend promouvoir la notion d'économie de l'immatériel.   A l'occasion du lancement du blog, j'ai répondu à une courte...
  • Les fondements de la confiance
    Au cours de la phase de conception du Baromètre de la confiance réalisée par l'ObSoCo pour l'agence Kuryo, je me suis livré à une analyse des apports de la littérature acadéqmique à la compréhension de la question de la confiance. Un texte est en sorti qui a été mis en ligne sur le...
  • Perspectives du pouvoir d'achat en 2012
    Les Echos du 22 décembre 2011 publient une interview réalisée par Frederic Schaeffer dans laquel j'avance une partie de mes hypothèses concernant l'évolution du pouvoir d'achat des Français en 2012 et ses conséquences sur les comportements de consommation. « Il n'y a pas de...
  • Les caissières à l'honneur !
    En cette fin d'année, je vous recommande de voies complémentaires pour mieux connaître le monde des caissières. Deux éclairages sur la vie des quelques 200 000 hôtes ou hôtesses de caisse qu'emploie le commerce de détail en France, qui croisent notre quotidien mais que, au fond, nous...
  • La confiance des consommateurs à l'égard de la grande distribution alimentaire
    Dans le cadre du Labo de la confiance, l'agence Kuryo a demandé à l'ObSoCo de mesurer la confiance que les consommateurs placent dans les enseignes de la grande distribution alimentaire. On peut résumer la situation que décrit l'investigation approfondie que nous avons menée par la...
  • Le baromètre de la confiance 2011
    Le baromètre de la confiance a été créée par l'agence de communication Kuryo dans le cadre du lancement du Labo de la confiance. Sa conception et sa réalisation a été confiée à notre jeune structure L'ObSoCo. L'objectif est de mesurer - et de suivre l'évolution d'une année sur...
  • L'agence Kuryo lance le Labo de la Confiance
    Le Labo de la Confiance revendique 4 ambitions : Contribuer à expliquer ce phénomène en identifiant les mécanismes à l’œuvre, notamment en croisant témoignages des observateurs et analyses des experts. Mesurer l’évolution de la méfiance, notamment dans...
  • "La nouvelle révolution commerciale" : résumé en vidéo
    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur La nouvelle révolution commerciale sans avoir eu le courage de lire les 300 pages du livre...   Avec cette vidéo de Xerfi de 30 minutes, vous aurez l'essentiel et, je l'espère, l'envie d'aller plus loin... en...
  • "La grande distribution doit se réinventer"
    La promo de mon livre se poursuit...   Le Figaro.fr me gratifie d'une rapide récension, assortie d'une vidéo.      ...
Liste complète

W3C

  • Flux RSS des articles

Wikio - Top des blogs - Economie

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 15:15
- Publié dans : Le capitalisme post-fordien

Chronique L'Usine Nouvelle, 18/12/2008

L'innovation est la grande absente du plan gouvernemental. Pourtant, plus que jamais, elle doit être au coeur des politiques publiques.
 
Les débats autour du plan de relance du gouvernement ont principalement porté sur le choix de favoriser l'investissement plutôt que la consommation. On retrouve là les discussions classiques sur les moyens les plus efficaces d'assurer une relance keynésienne. Mais est-ce bien là la question essentielle ? A très court terme, l'urgence, il est vrai, est de soutenir des secteurs dont l'activité s'est effondrée à une vitesse stupéfiante. Mais, comme l'illustre le cas de l'automobile, l'arbre de la récession ne doit pas cacher la forêt d'une crise plus profonde, qui touche au coeur d'un certain modèle économique qui s'épuise. Une crise qu'une simple stimulation de la demande sera bien impuissante à endiguer. L'innovation est la grande absente du plan gouvernemental. Le mot ne figure que trois fois dans le dossier de presse de l'Elysée. Pourtant, plus que jamais, l'innovation doit être au coeur des politiques publiques. Une innovation à trois niveaux.

1. L'innovation technologique. Le plan, sur ce point, porte principalement sur l'accélération de la rénovation immobilière de l'université. Seulement 226 millions d'euros visent plus directement la recherche (grands équipements et technologies de défense).
Est-il nécessaire de rappeler que, face à la concurrence de pays à bas salaires en train de se doter de régiments de main-d'oeuvre qualifiée, notre compétitivité ne peut reposer que sur la capacité des entreprises à avoir toujours une longueur d'avance en matière d'innovation ? La dégradation de la balance commerciale, bien antérieure à la crise, nous intime de nous mobiliser en faveur de l'éducation, de la recherche et de l'innovation.

2. L'innovation dans les modèles économiques. L'histoire du capitalisme témoigne du fait que les crises graves, au-delà de l'écume des crises financières qui les déclenchent, correspondent à des épisodes de mutation du système économique. En dépit de la stratégie de Lisbonne, l'Europe et la France sont encore loin d'avoir réussi leur entrée dans l'économie de la connaissance.
Le capitalisme contemporain est également une économie du service. Le plan de relance est bien silencieux sur le soutien qu'il apporte au secteur des services, pourtant peu perméable aux importations et riche en emplois. Pire, la prime à la casse consacre, dans l'automobile, un modèle industriel à bout de souffle alors que l'urgence est d'accélérer le basculement de ce secteur dans un modèle serviciel (vendre de la mobilité plutôt que des voitures).
Enfin, la prochaine étape de l'histoire du capitalisme sera verte. C'est sans doute la dimension la mieux représentée dans le plan de relance. Mais les leviers demeurent traditionnels (l'investissement dans les infrastructures), alors qu'il convient d'engager les entreprises à bâtir leur compétitivité sur de nouveaux principes, à expérimenter des modèles économiques à la fois rentables et durables.

3. L'innovation institutionnelle. La crise de 1929 et le New Deal sont souvent mis en avant. Pourtant, la crise actuelle n'est pas la crise de 29. Le caractère révolutionnaire du New Deal fut d'incarner une prise de conscience de ce que la crise appelait une innovation institutionnelle, au travers d'une refonte profonde du rôle de l'État, via les politiques de régulation keynésiennes et la protection sociale. La crise actuelle n'appelle pas tant une réédition du New Deal que l'engagement d'une vague d'innovations institutionnelles qui définiraient, sur de nouvelles bases, la place et les modalités de l'intervention publique afin d'inventer les formes de régulation adaptées au nouvel âge du capitalisme. Voici le grand absent du plan de relance, qui témoigne des limites indépassables, dans une économie mondialisée, d'actions définies au niveau national
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés