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Ce blog va bientôt cesser d'exister, tout du moins de manière autonome. Le blog de l'Observatoire Société et Consommation (L'ObSoCo) est appelé à prendre la suite. D'ores et déjà les archives de ce blog y ont été transférées et chaque nouveau billet posté ici est également publié sur le site de l'ObSoCo. Je partagerai le blog de l'ObSoCo avec Nathalie Damery et Robert Rochefort, qui ont fondé avec moi l'Observatoire Société et Consommation. Le blog de l'ObSoCo accueillera également les contributions des membres de l'association qui est en train de se constituer... A suivre !!

 

Rendez-vous sur http://www.asso-lobsoco.org/

 

 

Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 12:31
- Publié dans : Actualité
Etude-Pipame-dia-Mart.JPG



Le Pôle Interministériel de prospective et d'anticipation des mutations économiques a commandité au cabinet Dia-Mart une étude sur le commerce du futur. Le rapport a été rendu public en novembre 2009. Il livre une analyse détaillée et très pertinente de la dynamique du secteur et développe sur bien des points des thèses très proches des notres. Le propos est illustré de très nombreux cas.


Télécharger le rapport

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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 11:10
- Publié dans : Actualité

La première assemblée générale de l'Association Française d'Economie Politique s'est tenue jeudi 17 décembre à la Maison de Sciences Économiques à Paris. Elle a réuni plus de 120 personnes. A l'origine de cette nouvelle association, le sursaut d'une petite communauté d'économistes hétérodoxes profondément inquiets de la manière dont la discipline et ses institutions ont progressivement dérivé : règne de la pensée unique, refus du pluralisme, intolérance à l'égard des approches s'écartant des canons du courant dominant (avec ses conséquences sur les recrutements, les carrières...), perte de la tradition critique. A cela s'ajoute une difficulté de la discipline à répondre à la demande sociale, à intervenir dans le débat public. Ainsi, la communauté des économistes dans son ensemble est restée bien discrète face à la crise, aussi bien au plan du diagnostic que des recommandations et des visions d'avenir. Alors même que cette crise n'est pas indépendante de l'idéologie, des pratiques et des institutions que l'analyse économique dominante a contribué a faire émerger et auxquelles elle offre une légitimité "scientifique".

L'AFEP entend donc défendre le retour à une tradition pluraliste, en fédérant les approches hétérodoxes dans toute leur diversité (institutionnalistes, régulationnistes, évolutionnistes, conventionnalistes, marxistes...), tout en étant ouvert au dialogue avec les économistes du mainstream acquis à l'idée dans l'on s'enrichit dans le débat, ainsi qu'aux échanges avec les autres sciences sociales. Six commissions thématiques ont été lancées. Elles visent à structurer le mouvement, à élaborer son discours, à étendre son audience à la fois dans la communauté scientifique et dans la société civile en prenant la parole sur les questions du moment, et faire évoluer les institutions de la communauté professionnelle.

Pour en savoir plus - mais aussi pour adhérer -, rien de tel qu'une visite du site de l'Association (appelé à s'enrichir rapidement) : http://www.assoeconomiepolitique.org

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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 14:04
- Publié dans : Commerce et distribution

J'avais promis de vous faire part du dénouement de mon histoire avec Grosbill (voir le billet précédent). Le voici...

Je rappelle que j'entendais exercer mon droit de rétractation, mais que, à quelques jours de l'expiration du délai légal de 30 jours, je n'avais aucune signe de vie de Grosbill. A mes appels répétés, on répondait que le dossier était en cours et que je serai prochainement remboursé, sans plus de précision.

L'avis de remboursement vient de me parvenir, soit 4 ou 5 jours APRES l'expiration du délai légal, et après un dernier appel de ma part. A l'image de la qualité de la relation depuis le déclenchement du droit de rétraction, ce n'est pas Grosbill qui s'est donné la peine de m'avertir de la réalisation du remboursement, mais la Caisse d'épargne... D'un bout à l'autre de la procédure, je n'ai reçu aucun message (ni par mail, ni sur "mon compte", ni par téléphone) du e-marchand... Et pour finir, je découvre que le montant viré sur mon compte ne comprend pas les frais de livraison, ce qui constitue une infraction à la loi Chatel. Je saisis donc une dernière fois (enfin, je l'espère !) mon téléphone pour réclamer que l'on respecte la loi. Aucun problème, l'opératrice "fait remonter l'information" et mon compte sera crédité du frais de livraison d'ici une semaine. Bref, manifestement, on attendait que je réclame car, vraisemblablement, certains clients doivent oublier de le faire (ou ignorer leurs droits) et c'est toujours quelques euros de gagné pour Grosbill.... Il n'y pas de petits gains ! (mais il y a de grosses pertes de réputation et de capital relationnel...).

Enfin, je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette photo d'une pub pour Grosbill prise dans le métro la semaine dernière. Quand un tel écart sépare la promesse de la réalité, il ne faut pas s'étonner que la consommation devienne déceptive et les consommateurs défiants...

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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 10:51
- Publié dans : Commerce et distribution

Dans un article récemment publié dans les Temps Modernes, je m'efforce d'analyser les fissures que révèle notre modèle de consommation et j’esquisse les voies du passage à une « économie des effets utiles ». Je montre comment l'organisation actuelle des marchés de consommation se trouve en fait polarisée autour de l'acte d'achat et néglige la consommation au sens strict, c'est-à-dire ce que vit le client après l'achat, lorsqu’il s’attèle à l’extraction des effets utiles de ce qu’il a acheté. Ce déphasage entre une offre centrée sur l'achat et un consommateur naturellement orienté vers l'usage est source de déception. La vague actuelle d'orientation-client dans les entreprises consiste encore pour l'essentiel à améliorer les conditions de la réalisation de la transaction par une meilleure prise en compte de la personne du client et de la spécificité de ses attentes. Dans cet article, j'ai écrit « Lorsqu’il s’agit de vendre, c’est la fable du « client roi » qui est racontée. Rien n’est trop beau pour le client, le prix n’est jamais assez attractif, le service suffisamment à la hauteur des égards qui lui sont dus. Tout change pourtant après l’achat… quand le client souvent se retrouve seul avec l’objet de son achat, contraint d’en extraire comme il pourra les fonctionnalités, d’en optimiser l’usage, de supporter les coûts annexes… Si la déception devait le conduire à protester, il lui revient alors de montrer patte blanche, de respecter scrupuleusement les procédures, d’avoir recours à la loi… »

 

Il se trouve que mon vécu personnel de consommateur vient de me fournir une remarquable illustration de ce propos. Je ne résiste pas au plaisir de la partager avec vous. Outre une illustration de ma thèse, vous y trouverez également une confirmation d’un résultat établi par la recherche en marketing selon lequel un client qui considère avoir fait l'objet d'un traitement injuste est susceptible d'engager des représailles nuisibles à l'entreprise à l’origine de ce traitement, même s’il doit pour ce faire s’infliger à lui-même un coût. Mon histoire concerne les relations avec le site de vente en ligne Grosbill.

 

Tout commence il y a environ un mois lorsque je décide d'acheter un netbook dans la perspective proche de l'anniversaire de mon aînée. Après avoir mené la phase, désormais incontournable, de la recherche du meilleur produit et du vendeur au meilleur prix, mon choix se porte sur un netbook vendu par Grosbill. La proposition est alléchante : un taux de remise très compétitif, un délai de livraison très court, des engagements de satisfaction rassurant... Je procède donc à la commande et me prépare à recevoir mon colis dans les prochains jours. Mais je n'avais pas fait mon travail de consommateur avec le sérieux qui désormais s'impose… Je n'avais pas pris garde au fait que Microsoft s'apprêtait à lancer deux ou trois jours après ma commande la nouvelle version de son système d'exploitation, Windows 7. Quelle bêtise que d'acheter un nouvel ordinateur obsolète le jour même de son déballage ! J'appelle donc le service client de Grosbill pour demander ce qu'ils avaient prévu pour la mise à jour du système d'exploitation. On me répond que la machine que j'avais choisie étant équipée de Windows XP, je me peux bénéficier d'une mise à jour gratuite et suis donc invité à acheter Windows 7. Je rétorque que je trouve difficile d’accepter de me résigner à acquérir une machine obsolète alors je ne l'ai pas même encore reçue, et que depuis peu on trouve déjà un peu partout des machines équipées de Windows 7 pour un prix équivalent. Rien à faire. On m’explique que je peux alors refuser le colis à sa réception ou bien exercer mon droit de rétractation. Le colis ayant été livré en mon absence, il ne me restait que cette dernière option prévue par la loi Chatel de 2008. Selon les termes de cette loi, je disposais d'un délai de huit jours pour exercer mon droit de rétractation. Le site de l'e-commerce est alors tenu au remboursement intégral, y compris les frais de livraison. Je téléphone donc au service client de Grosbill qui, sans faire d'histoires (mais sans non plus essayer de répondre à mon attente de me porter acquéreur d’un netbook équipé de Windows 7) me donne un numéro de retour et m'indique la marche à suivre. Dès le lendemain, je retourne le colis à Grosbill et commence à attendre patiemment la suite des événements.

 

Première surprise, je ne reçois aucun accusé de réception de mon colis par Grosbill. Situation anxiogène, il va sans dire. Heureusement que j'avais opté pour l'option « Colissimo suivi »... La Poste m'adresse un bordereau qui m'assure que le colis est arrivé à destination. Près d'une semaine se passe sans que Grosbill daigne donner le moindre signe de vie. J'entreprends donc d'appeler le service client pour avoir des nouvelles. On m’explique que l'on n'est pas encore en mesure de me donner des nouvelles de mon affaire. Je rétorque que le bordereau de la poste m'assure que le colis se trouve dans leur entrepôt depuis plusieurs jours. On me répond qu’une semaine au moins est nécessaire pour que les retours soient enregistrés dans le système information. Je souris (intérieurement) en pensant aux miracles que les codes à barres autorisent en matière de traçabilité des colis… On me demande donc de patienter, la réaction sera imminente. Je patiente donc... Une semaine. Aucune nouvelle : aucun mail, aucune mise à jour de mon compte sur le site, pas de courrier... Je reprends donc mon téléphone. Cette fois-ci on m'explique que le colis est bien arrivé et que l'on va m’éditer prochainement un avoir. Je réponds 1) que je m'étonne de devoir téléphoner pour l’apprendre, et 2) que, ayant entre temps acheté un autre modèle de netbook ailleurs, ce n'est pas un avoir que je réclame mes, comme le prévoit la loi, un remboursement. L'opératrice m'assure qu'elle transmet immédiatement ma demande au service compétent. Aujourd'hui, une semaine plus tard, toujours aucune nouvelle, ni mail, ni mise à jour de mon compte sur le site... Ni crédit de mon compte en banque ! Nous sommes à trois jours du délai de 30 jours que la loi accorde au vendeur pour procéder au remboursement. Passé ce délai, le e-marchand est passible de pénalités. J'attends avec impatience - comme vous peut être - de connaître la fin de cette histoire. Vont-ils attendre l'extrême limite légale pour procéder au remboursement ? Ou bien vais-je de nouveau être obligé de prendre mon téléphone et,  cette fois-ci, de menacer d'engager des procédures légales ?

 

Je rappelle que Grosbill n'est pas une micro-entreprise exploitée par un micro-entrepreneur dans une cave ou un pavillon de banlieue. Il s'agit d'un site leader de vente de produits hi-tech, filiale du groupe Auchan. Nous sommes donc là, théoriquement à la pointe du marketing relationnel et de l'orientation-client... De deux choses l'une. Soit ce que j'ai vécu témoigne d'une volonté délibérée du vendeur de traîner les pieds par rapport à une loi Chatel que la profession de la vente à distance a eu beaucoup de mal à accepter. Soit - mais j'ai du mal à croire à cette hypothèse - une entreprise de ce type, qui est supposée être experte dans la gestion des flux d'information, est incapable de mettre en place une procédure capable d'assurer le remboursement de ses clients - de toute façon inévitable aux termes de la loi - dans des délais raisonnables, et en les informant régulièrement, au moyen de messages générés automatiquement (et donc très peu coûteux), de l'état d'avancement du traitement de leur dossier. En tout état de cause, et alors que je finirais d’une manière ou d’une autre à me faire rembourser, Grosbill en me traitant de la sorte non seulement a perdu une vente, mais il a également définitivement perdu un client. En outre, ce billet témoigne de ce que l'on peut lire un peu partout sur les vertus du Web pour redonner du pouvoir aux clients : mon mécontentement va s'étendre au-delà de mon cas particulier. Il serait intéressant de chiffrer le coût total de cet « incident » pour Grosbill. Et dire qu’au cours des dernières semaines, je n’ai pas cessé de recevoir des mails de Grosbill pour m’inciter à acheter encore… Comble de l’ironie, pour me récompenser de ma fidélité, j’ai même été gratifié d’un bon de réduction à valoir sur mon prochain achat. L’orientation-client, l’entreprise « customer centric »… on en parle de plus en plus, en effet. Le mot d’ordre paraît même aujourd’hui banal. La banalité de mon histoire illustre la distance qu’il y a encore à parcourir entre les mots et la pratique, qui implique une refonde profonde des process, mais plus encore, une véritable révolution mentale. La marche vers une économie des effets utiles sera longue et laborieuse…

 

C'est promis, je vous raconterai le dénouement de cette histoire !

 

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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 14:08
- Publié dans : Actualité

La finance et le savoir
Commander chez Amazon

A signaler, cet excellent ouvrage dans lequel E.M. Mouhoud et D. Plihon décortiquent les relations qu'entretiennent, dans le capitalisme contemporain, économie de la connaissance et globalisation financière, relations complexes empreintes à la fois de complémentarités et de contradictions.

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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 16:07
- Publié dans : Consommation et modes de vie

J'ai eu le plaisir au cours des derniers mois de participer à deux initiatives éditoriales originales visant à donner d'autres clés de lecture de la crise que celles que l'on trouve courramment, qui sont généralement étroitement centrées sur les seuls mécanismes financiers. Dans ces deux publications, je livre une analyse de ce que pourrait être le modèle de consommation associé à une économie des effets utiles...


1) Vers un autre monde économique, Editions Descartes et Cie, septembre 2009

 

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Extrait de la 4ème de couverture : "La crise n'est ni simplement financière ni classiquement cyclique. Elle traduit un déboitage de l'économie et de la société. TOut bouge en même temps : la valeur des biens et des actifs, les limites des entreprises et des réseaux, les frontières de l'intime et du collectif. Quelle lumière peut surgir d'un tel maelström ?
Avec des contrbitutions de Catherine Blondel, François Fourquet, Philippe Frémeaux, Marc Guillaume, Michel Henochsberg, Philippe Lemoine, moi-même, Yann Moulier Boutang, Fançois Rachline, Antoine Rebiscoul, Didier Toussaint, Michel Volle, Robert Zarader.



2) Dossier "Clés pour la crsie" dans Les Temps Modernes, n° 655, septembre-octobre 2009



 

Voici ce qu'en dit La Tribune :

La prestigieuse revue « Les Temps modernes » se penche aussi sur la crise financière et économique, celle qui ne ressemble pas aux autres et que certains voudraient déjà oublier. Et pourtant, cette crise a au moins une vertu : celle d'avoir suscité enfin de vrais débats sur la nature et les limites de notre modèle économique, des réflexions sur l'« homo economicus », des interrogations même chez les plus convaincus et surtout, comme le souligne la revue, la volonté de ne pas en rester à une vision purement économiste de l'économie. Huit auteurs, dont François Rachline, Robert Zarader ou Philippe Moati, nous livrent leurs clés d'analyse pour tenter de comprendre les ressorts d'une crise qui laissera des traces.


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Dans ces deux publications, je m'efforce d'analyser le rôle de la consommation dans la crise et surtout d'envisager quel pourrait être le nouveau modèle de consommation qui permettrait de dépasser celui hérité du capitalisme industriel, aujourd'hui à bout de souffle sur le plan économique et insoutenable sur le plan environnemental. J'y livre une réflexion sur ce que pourrait être une "économie des effets utiles", c'est-à-dire une économie qui se décentrerait du produit (pris essentiellement comme vecteur de la valeur d'échange) vers l'usage, l'expérience, les effets utiles pour les clients et, plus généralement, pour la société. Je m'efforce de montrer en quoi nous pourrions avoir ici un modèle de consommation permettant de concilier les impératifs de croissance et de rentabilité des entreprises, les attentes des consommateurs de consommer plus et mieux, et le respect de l'impératif écologique. Des forces sont d'ores et déjà à l'oeuvre dans l'économie et la société qui poussent dans cette direction. La crise est susceptibles de les renforcer. Cependant, afin d'accélérer le mouvement et de s'assurer que ce nouveau modèle de consommation revèle toutes ces vertus potentielles sur le plan environnemental, un important travail d'ingénierie institutionnelle doit être entrepris. Je continue de réflechir ces questions et vous livevrerai prochainement davantage d'éléments autour de cette problématique.

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 12:36
- Publié dans : Commerce et distribution

Le Retail Week du 22 octobre 2009 nous apprend que Tesco a ouvert à Kingsley (Northampton, R.U.) son premier Tesco Express (convenience store) entièrement équipé de caisses en libre service. Les 5 caisses sont supervisées par un seul employé. Le coup de sifflet semble avoir été donné...

http://www.retail-week.com/technology/tesco-opens-first-self-service-only-shop/5007289.article

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