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Ce blog va bientôt cesser d'exister, tout du moins de manière autonome. Le blog de l'Observatoire Société et Consommation (L'ObSoCo) est appelé à prendre la suite. D'ores et déjà les archives de ce blog y ont été transférées et chaque nouveau billet posté ici est également publié sur le site de l'ObSoCo. Je partagerai le blog de l'ObSoCo avec Nathalie Damery et Robert Rochefort, qui ont fondé avec moi l'Observatoire Société et Consommation. Le blog de l'ObSoCo accueillera également les contributions des membres de l'association qui est en train de se constituer... A suivre !!

 

Rendez-vous sur http://www.asso-lobsoco.org/

 

 

Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /Oct /2007 21:45
- Publié dans : Commerce et distribution

Le Journal L'Alsace m'a donné une nouvelle occasion d'exprimer mes réserves au sujet des recommandations de la commission Attali relatives à la libéralisation du secteur du commerce.

Lire l'interview

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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 14:41
- Publié dans : Actualité

Le rapport "Mesurer le pouvoir d'acaht", rédigé avec Robert Rochefort, a été présenté à la Ministre de l'économie, Christine Largarde, le 18 octobre dernier. L'ouverture, le 23 novembre de la Conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat, a donné une forte actualité à notre rapport, dont la presse s'est fait largement l'écho.

Avant de pouvoir mettre en ligne un texte qui doit être "fignolé", voici quelques coupures de presse

- Les Echos, 22 octobre. Cliquer ici.

- L'Union, 23 octobre. Cliquer ici.

- Le Monde, 23 octobre. Cliquer ici.

- Le Parisien, 23 octobre. Cliquer ici.

- La Croix, 22 octobre. Cliquer ici.

- Le Journal du Dimanche, 21 octobre. Cliquer ici.

La version finale du rapport est en cours d'édition. Il sera publié à la Documentaiton Française début 2008 et téléchargeable à partir du site du CAE. Une version provisoire a été distribuée au cours de la conférence de presse du mois d'octobre. Les plus pressés peuvent s'adresser à Christine Carl au Conseil d'Analyse Economique.
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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 21:18
- Publié dans : Commerce et distribution

Le cadre réglementaire du secteur de la grande distribution (loi Raffarin et loi Galland-réformée) est loin d'être idéal et a généré d'importants effets pervers. Il est tout aussi vrai que ce secteur très concentré n'est sans doute pas soumis à la pression concurrentielle maximum. Pourtant, les propositions de la commission Attali me mettent mal à l'aise. Une fois de plus, ne risque-t-on pas, (sous prétexte de distribuer du pouvoir d'achat par la baisse des prix à défaut de le faire en augmentant les salaires) d'ouvrir une boîte de Pandore aux effets indirects mal anticipés ?

Premier élément de réaction, ma réponse à la question posée par Valérie Secong "plus de concurrence dopera-t-il la croissance" dans La Tribune du 18 octobre 2007, dont voici le texte :

Non : " Sur un marché déjà très équipé, cela entraînera des fermetures " (Philippe Moati)

"Concernant la loi Raffarin, si la libération peut effectivement, localement, accroître la concurrence et favoriser le déploiement de nouveaux concepts innovants, je ne suis pas sûr qu'on puisse en attendre un réel bénéfice sur l'emploi. Le territoire national est désormais bien équipé en commerces, en particulier dans l'alimentaire. Certes, la libéralisation encouragerait les groupes de distribution à satisfaire leur soif de croissance par l'ouverture de nouveaux magasins. Mais si le volume du marché ne suit pas, ces ouvertures entraîneront des fermetures en nombre croissant. Et si les nouveaux venus s'imposent sur la base de prix bas, ils afficheront une intensité en emplois plus faible que les enseignes en place. Enfin, il n'est pas sûr que l'effet sur la concurrence soit massif car seule l'entrée de nouveaux acteurs peut déstabiliser l'oligopole actuel. Or, étant donné l'importance des économies d'échelle, un nouvel acteur est contraint d'entrer d'emblée avec un réseau de taille significative, ce qui paraît peu réaliste en raison de la densité commerciale déjà atteinte. Je suis plus inquiet des conséquences indirectes de la libération des prix si la loi Galland devait être supprimée. Cela déclencherait certainement une guerre des prix. Pour renforcer leur compétitivité, tout en ménageant leurs marges, les distributeurs renforceraient encore leurs pressions sur les fournisseurs. Ils chercheraient à réaliser des gains de productivité. Les nouvelles technologies d'automatisation de l'encaissement leur offrent une formidable opportunité. Ainsi, pour un hypothétique gain de pouvoir d'achat, le prix à payer pourrait être la destruction de plusieurs dizaines de milliers de postes de caissières."

A suivre, mon "point de vue" à paraître dans la rubrique "Idées" des Echos...

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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 18:24
- Publié dans : Actualité

Ouf... Le rapport du Conseil d'analyse économique, "Mesurer le pouvoir d'achat", qui nous a occupé Robert Rochefort et moi-même depuis près d'un an et demi, est enfin terminé !

Il sera présenté au Conseil d'analyse économique le 12 octobre et à la Ministre de l'Economie, Christine Largarde, le 18. Une conférence de presse est programmée le 19 octobre à 10 heures au CAE.

Plus sur son contenu une fois que le rapport pourra être rendu public... A suivre.

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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 17:38
- Publié dans : Le capitalisme post-fordien

Article paru dans Les Echos n° 20019 du 5 octobre 2007

Notre monde connaît un profond bouleversement qui n'a nullement les allures d'une révolution mais qui, en revanche, concerne et transforme tout individu et son environnement. Nous repérons cette rupture au sein des stratégies commerciales récentes qui développent des offres inédites, très éloignées du mythe consumériste du « produit ».

Vers les années 2000 s'achèvent deux siècles de capitalisme industriel, phase spectaculaire d'un développement technique qui a propulsé l'Occident vers un confort matériel inédit. À l'usine triomphante correspondait une logique économique centrée sur l'offre de « produits » vers lesquels convergeaient les aspirations d'un consommateur forcément en demande. Malgré ses prouesses technologiques qui ouvrent de nouveaux secteurs, l'ère productiviste d'une consommation de masse toujours renouvelée s'est essoufflée et décline : la rencontre automatique et bienfaisante entre un produit et un besoin, entre une marchandise et un désir, appartient au passé. De la voiture à l'ordinateur, de l'habitat aux loisirs, malgré les ratés inégalitaires du système, le nécessaire est acquis. Et la société occidentale s'avoue souvent repue.

Les incitations à consommer davantage s'épuisent : il est aussi difficile de conduire deux véhicules à la fois que de porter plusieurs chemises en même temps. Les stratèges d'entreprise ont vite décelé ces limites, et l'on s'achemine vers un modèle d'offres composites qui changent complètement la physionomie du commerce et de la consommation. Cette nouvelle offre, qualifiée de « bouquet », rassemble des biens et des services, habituellement vendus séparément, dans le but affiché de changer la vie du client. Le capitalisme change d'habits, répondant désormais à une autre demande, faisant aussi appel à d'autres ressorts essentiellement non marchands, comme la gratuité, l'attention, le sentiment d'appartenance communautaire, les valeurs, la « rassurance », négligés jusqu'ici par la logique économique brute.

Ce qui est en jeu n'est plus un produit utile qui attire une consommation rétive. Le nouveau scénario célèbre un « client » qu'il faut séduire, satisfaire et capter, voire capturer ; et il n'est plus question de lui vendre un simple objet. On lui propose maintenant, afin de mieux l'enrôler, un « environnement » spécifique qui rend service, rassure, fait plaisir, et surtout apporte des « solutions » ; ces dernières se bornant rarement au registre fonctionnel. Elles relèvent des dimensions immatérielle, symbolique et affective. Acheter, c'est s'affilier, pour s'émanciper du monde problématique qui est le nôtre. D'où l'idée maîtresse de « solution » : cette offre plurielle et globale pour que le client « respire », pour qu'il échappe au combat quotidien contre ses soucis. Acheter, c'est dépasser les tensions et les problèmes. S'offrir un univers, presque une seconde vie... Le confort matériel étant à peu près assuré, la nouvelle économie servicielle vole au secours d'individus hyper-modernes déboussolés, leur promettant le confort psychologique pour les ravir.

 

Ainsi, ce n'est plus un banal voyage que nous propose Nouvelles Frontières, mais les moyens de « vivre plus ». Par-delà ses cosmétiques, Garnier nous appelle à « prendre soin de nous ». Lapeyre nous invite à inventer notre intérieur et à profiter de « ses solutions » pour l'aménager. Ikea nous enjoint de « nous retrouver », de « réagir », de « changer de vie ». Le Crédit Agricole nous rappelle qu'une « relation durable, ça change la vie »... C'est la nature même du lien entre l'offre et la demande qui s'en trouve modifiée : à la transaction ponctuelle et anonyme des marchés de masse se substitue une relation « personnalisée » entre « partenaires », inscrite dans la durée et se fardant d'attributs non marchands. Voilà le nouveau tableau de l'économie servicielle contemporaine, où les marques engendrent les bouquets et réciproquement. À la limite de la cohérence, Mac ou Microsoft, Orange ou Club Med, Nestlé ou Nike, easyJet ou American Express, Canal+ ou l a FNAC, se précipitent dans cette direction qui entend changer la vie.

Cette inflexion est radicale. Et l'économie feint, une fois de plus, de se mettre au service de l'individu, de l'humanité. La raison économique, celle du profit, n'est en rien altérée. Au contraire, elle continue d'étendre son champ qui désormais s'empare des affects et supplante les solidarités traditionnelles. Si les clients y gagnent le sentiment rassurant d'être reconnus, compris et accompagnés, ils deviennent aussi de plus en plus les otages de ces stratégies marketing qui entendent les ficeler discrètement. Pour dépasser la saturation des marchés ainsi que l'étau d'une concurrence effrénée, la « nouvelle offre » se doit de coloniser les territoires intimes de l'existence de chacun en promouvant une relation individuelle et captive : ravir le client dans tous les sens du terme !

 

 

MICHEL HENOCHSBERG et PHILIPPE MOATI sont professeurs d'économie, membres du « think tank » Forum d'Action Modernités.

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Samedi 22 septembre 2007 6 22 /09 /Sep /2007 14:25
- Publié dans : Le capitalisme post-fordien

L'Usine Nouvelle, n° 3069, 20 septembre 2007, p. 26

Les "marchés de solutions", déjà courant dans le BtoB, sont en train de se diffuser dans le domaine de la consommation. Proposer une solution implique de passer la vente d'un produit à l'offre d'un "bouquet" dont la production réclame souvent  de combiner des compétences complémentaires, internes et externes. Un défi pour l'approche traditionnelle du métier d'industriel...

Lire la chronique

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Samedi 15 septembre 2007 6 15 /09 /Sep /2007 17:55
- Publié dans : Le capitalisme post-fordien

Je serai présent au Forum de la géointelligence organisé par Asterop qui se tiendra mardi 2 octobre 2007 à l'Institut du Monde Arabe. J'aurai le plaisir d'intervenir, en binôme avec Gérard Mermet, sur le thème de la pertinence des différents dispositifs de connaissance des consommateurs pour le marketing des réseaux.

Renseignement et inscription sur le site d'Asterop : http://www.asterop.com/

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